• La vie de chacun

     

    Elle s'appelle "Gabrielle Vincent", elle est née en Belgique, un grand pays de l'écriture.

    L'illustration est tirée de "Noël chez Ernest et Célestine" aux éditions de "l'école des loisirs".

    Elle  a écrit et illustré d'autres histoires d'Ernest et Célestine. Ils ont ravis mes yeux, mon cœur depuis que je les ai découverts. Bien que le temps se soit déroulé depuis cette rencontre, ils ont sur moi le même impact de bonheur qu'au premier jour !

     

    Quel bel exemple pour mon cœur d'auteure et de dessinatrice. Le monde des animaux est toujours fascinant, ce matin, lors de ma promenade en vélo, je me suis arrêtée pour parler à deux ânes gris perle avec une grande croix foncée sur le dos. Ils m'ont souri, me montrant d'un geste nonchalant de la tête, leur domaine. J'ai apprécié leur lieu de vie, ils étaient manifestement heureux. Plus loin j'ai surpris trois bêtes qui vivent moitié dans l'eau, moitié sur terre. Je n'ai pas su leur attribuer un nom. J'ai bien compris qu'ils étaient une famille, le père a, le premier, coupé doucement la route alors que les deux autres filaient côte à côte et rapides au devant. Lui,  a pris  son temps avant de disparaître dans les buissons qui recouvraient le ruisseau. La mère là-bas devant s'est alors retournée et ne le voyant plus, elle a semblé intimer l'ordre au petit de disparaître à son tour pour poursuivre seule, à découvert, comme pour m'encourager à la prendre pour cible. J'ai crié : Hé, mais qui es-tu ? je ne connais même pas ton nom, tu ne ressembles pas à un castor, vos queues sont longues et fines comme celles des rats mais votre ventre est manifestement de la grosseur d'un énorme ballon de baudruche. C'est alors qu'elle a choisi de disparaître à son tour. En passant près des endroits de disparition, je n'ai rien vu, ni entendu, ni senti. Je suis bravement passée à côté sans plus rien dire.

    C'est alors qu'un énorme papillon blanc m'a foncé dessus en riant.

    Les animaux ont de l'humour.

    J'ai repris la grande route et j'ai laissé tomber mon tour de roue de promeneuse pour adopter une vitesse plus digne de celle d'un cycliste.

    Une énorme chose volante s'est alors engouffrée dans mon œil gauche, je me suis jetée littéralement sur le bas côté, pour me retrouver assise dans l'herbe, ma gourde ouverte faisant généreusement couler l'eau sur mon œil, la bête avait une carapace piquante, j'avais mal. J'ai réussi à l'extraire (je n'ai pas hésité à appeler les anges pour m'aider). L'insecte était tout recroquevillé, peut-être l'eau l'avait-il noyé ? Il ne m'a rien dit, je me suis excusée. Ne serait-il pas judicieux d'instaurer un code de l'air pour la circulation dans la campagne ?

    Je suis rentrée en faisant demi tour car, c'est ce que l'on semblait me dire. Hier soir, j'ai entendu des coups de fusil, la chasse ?

    Un hérisson était éventré sur le côté de la route, des insectes le butinaient, j'ai aussitôt appelé la fée des hérissons pour lui signaler l'accident.

    Il y a un bataillon de fées qui ne s'occupent que des animaux accidentés sur la route.

    Le chat m'avait cherchée, il était heureux de me voir arriver. En le caressant, je lui ai tout raconté. 

     

     

     

     

     

    HUMOUR AMOUR »
    Partager via Gmail Pin It

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :